En effet les conditions d'hygiène dans les centres pénitentiaires sont déplorables ! Les cellules sont complètement insalubres !
En général, les détenus nettoient eux mêmes leur cellule car ils ne supportent pas les odeurs et les petites bêtes qui apparaissent s'ils ne nettoient pas !
Les cellules en plus de l'insalubrité, sont souvent mal éclairées, mal chauffées et humides à souhait !
Alors que selon les articles du Code Pénal il est dit que, je cite :
" Les locaux et les cellules
Les conditions d'hygiène et de salubrité en détention doivent être satisfaisantes, pour l'entretien et l'aménagement des bâtiments ainsi que pour les personnes. Les locaux de détention et, en particulier, ceux qui sont destinés au logement des détenus pendant la nuit, doivent répondre aux exigences de la santé et de l'hygiène, compte tenu des conditions climatiques, notamment en ce qui concerne le cubage d'air, une surface raisonnable, l'éclairage, le chauffage et l'aération. Dans tout local où les détenus sont appelés à vivre ou à travailler. Les fenêtres doivent être suffisamment grandes pour que le détenu puisse notamment lire et travailler à la lumière naturelle dans des conditions normales. L'agencement de ces fenêtres doit permettre l'entrée d'air frais, sauf s'il existe un système de climatisation approprié. En outre, les fenêtres doivent, compte tenu des exigences de sécurité, présenter par leurs dimensions, emplacement et construction, une apparence aussi normale que possible. La lumière artificielle doit être conforme aux normes techniques admises en la matière et doit être suffisante pour permettre aux détenus de lire ou de travailler sans altérer leur vue dès que la lumière naturelle baisse.
Articles D.349, D.350 et D.351 du C.C.P.
L'entretien de la propreté des locaux à usage collectif est effectué par des détenus qui travaillent au « service général » de chaque établissement. Ils sont majoritairement choisis parmi les condamnés à une courte peine. Les prévenus ne peuvent être désignés qu'avec l'accord préalable du juge chargé de leur dossier. Les détenus du service général doivent nettoyer chaque jour les ateliers, réfectoires, dortoirs, couloirs, préaux, ainsi que tous autres lieux à usage collectif. Dans les établissements à gestion mixte (« programme 13.000 »), ce sont des entreprises privées qui sont chargées de l'entretien des locaux.
Articles D.105 et D.352 du C.C.P.
L'entretien de la cellule, ou la place réservée dans une cellule commune, est fait par le détenu lui-même. Il est tenu de faire son lit et doit maintenir sa cellule dans un état constatant de propreté. L'administration doit lui fournir les produits et ustensiles de nettoyage nécessaires. Un flacon de 120 millilitres d'eau de Javel à 12 degrés doit être remis gratuitement tous les quinze jours à chaque détenu, y compris à ceux placés aux quartiers disciplinaires ou d'isolement. Cette mesure permet aux détenus d'assurer eux-mêmes la désinfection des surfaces et des différents objets utilisés dans la vie courante, mais elle vise aussi à prévenir les maladies transmissibles telles que les hépatites. Le fait de négliger la propreté de sa cellule constitue une faute disciplinaire qui peut être sanctionnée par un maximum de quinze jours de cellule de discipline ou par l'exécution d'un travail de nettoyage des locaux pour une durée maximale de quarante heures.
Articles D.249-3, D.251-1 et D.352 du C.C.P., note DAP du 5 novembre 1997
Un lit individuel et une literie appropriée doivent être mis à la disposition de chaque détenu. Ils doivent être entretenus et renouvelés de manière à en assurer la propreté. Les draps et couvertures doivent être changés avant d'être utilisés par un autre détenu. Toutes les cellules des quartiers disciplinaires et d'isolement doivent être pourvues depuis 1997 de matelas et de traversins munis de housses ininflammables, de manière à prévenir les risques d'intoxication liés à la combustion en cas d'incendie. Les matelas doivent comporter deux housses, l'une inamovible, l'autre pouvant être retirée pour être lavée.
Article D.356 du C.P.P., note DAP du 21 avril 1997"
Un détenu quelque soit le délit qu'il a commis reste un être humain et mérite le respect de la personne !